Accueil » Road trip : comment construire un itinéraire sans passer ses vacances dans la voiture

Road trip : comment construire un itinéraire sans passer ses vacances dans la voiture

par Capucine
26 vues
Une route sinueuse de montagne offre un paysage spectaculaire pour un road trip inoubliable.

Le road trip fait partie des formats de voyage qui donnent le plus de liberté. On peut modifier une étape, s’arrêter devant un paysage imprévu, découvrir un village qui n’était pas sur la carte ou simplement changer de programme selon la météo. Mais cette liberté possède un paradoxe : à vouloir découvrir trop de choses, on peut rapidement passer davantage de temps sur la route qu’à réellement profiter des endroits traversés.

Nous avons nous-mêmes progressivement modifié notre manière de construire nos itinéraires au fil des voyages racontés sur notre site. Aujourd’hui, nous préférons généralement réduire le nombre d’étapes et conserver suffisamment de temps pour les détours plutôt que d’organiser une succession de journées parfaitement chronométrées.

Un bon road trip ne se mesure finalement pas au nombre de kilomètres parcourus. Il repose surtout sur un équilibre entre déplacements, découvertes et temps réellement passé sur place.

Regarder les temps de trajet avant les distances

Deux étapes séparées par 120 kilomètres peuvent sembler très proches sur une carte.

Pourtant, cette distance ne donne presque aucune information sur la réalité du trajet.

Sur une autoroute, elle peut être parcourue rapidement. Sur une route de montagne, une île ou une côte très découpée, elle peut demander plusieurs heures.

À cela s’ajoutent les pauses.

Un point de vue, un village, un déjeuner ou simplement quelques photos peuvent facilement transformer deux heures de conduite en une demi-journée.

Lors de la préparation, mieux vaut donc commencer par regarder les durées réelles indiquées par les applications de navigation, puis ajouter une marge.

Cette marge n’est pas du temps perdu. Elle correspond précisément à ce qui fait l’intérêt d’un road trip.

Éviter de changer d’hébergement chaque nuit

Sur le papier, dormir chaque soir dans un nouvel endroit permet de couvrir davantage de territoire.

Dans la réalité, cela signifie aussi refaire les bagages quotidiennement.

Il faut quitter l’hébergement, charger la voiture, conduire, trouver le logement suivant puis s’installer à nouveau.

Lorsque cette organisation se répète pendant une semaine, les transitions prennent rapidement une place importante dans le voyage.

Rester deux ou trois nuits au même endroit permet souvent de mieux profiter d’une région.

On peut rayonner autour de l’hébergement, effectuer plusieurs excursions à la journée et revenir dans un environnement déjà connu le soir.

Cette solution est encore plus confortable lorsqu’on voyage avec des enfants.

Les affaires peuvent rester installées et les journées commencent beaucoup plus simplement.

Choisir quelques bases plutôt qu’une longue succession d’étapes

Une bonne manière de construire un itinéraire consiste à identifier des points de chute.

Chaque hébergement devient une base permettant d’explorer les environs.

Une étape de trois nuits peut par exemple permettre de découvrir plusieurs plages, villages ou randonnées situés dans un rayon raisonnable.

Le jour du changement d’hébergement devient ensuite lui-même une journée de découverte.

Plutôt que de considérer le trajet comme une contrainte, on choisit une route intéressante et quelques arrêts.

Cette organisation réduit le nombre de jours consacrés uniquement aux déplacements.

Elle permet également d’adapter plus facilement le programme à la météo.

Si une randonnée prévue le premier jour n’est pas possible, elle peut simplement être reportée au lendemain sans bouleverser tout l’itinéraire.

Ne pas construire chaque journée autour d’une route

L’une des erreurs fréquentes consiste à créer un itinéraire très cohérent sur une carte mais peu agréable au quotidien.

Chaque journée comporte alors plusieurs heures de conduite.

Au début du voyage, cela ne semble pas forcément problématique. La route fait partie du plaisir et les paysages sont nouveaux.

Après quelques jours, la fatigue commence toutefois à s’accumuler.

Conduire deux ou trois heures, visiter, reprendre la voiture puis chercher un stationnement demande davantage d’énergie qu’on ne l’imagine avant le départ.

Il est donc intéressant d’alterner.

Une journée peut comporter plusieurs déplacements tandis que la suivante reste entièrement concentrée autour de l’hébergement.

Ce rythme rend les semaines de road trip beaucoup plus agréables.

Prévoir des journées où la voiture reste garée

Cela peut sembler paradoxal dans un road trip.

Pourtant, certaines des meilleures journées sont parfois celles où l’on ne touche presque pas à la voiture.

Dormir dans une ville permet de tout parcourir à pied.

Un hébergement proche d’une plage peut offrir une journée complète sans déplacement.

Dans une région de randonnée, plusieurs sentiers peuvent parfois être accessibles directement depuis le logement.

Ces journées apportent une vraie coupure.

Elles permettent également au conducteur de profiter davantage du voyage sans être constamment responsable du prochain trajet.

Lorsque nous comparons plusieurs hébergements, nous regardons donc aussi ce qu’il est possible de faire sans reprendre la voiture.

Accepter qu’un détour puisse prendre plusieurs heures

Un road trip devient beaucoup plus intéressant lorsqu’on conserve du temps pour s’arrêter.

Un panneau indiquant une cascade, un village aperçu depuis la route ou une petite plage peuvent facilement modifier le programme.

Mais ces détours ne fonctionnent que si la journée possède suffisamment de marge.

Lorsqu’une visite est réservée à 15 heures dans la prochaine ville, chaque arrêt devient un risque de retard.

À l’inverse, si le seul objectif est de rejoindre l’hébergement avant la soirée, la route peut réellement devenir une partie du voyage.

C’est l’une des raisons pour lesquelles nous évitons autant que possible les journées comprenant à la fois un long changement d’étape et plusieurs activités réservées.

Prévoir moins de kilomètres lorsqu’on voyage avec des enfants

Avec de jeunes enfants, les estimations doivent être encore plus souples.

Un trajet annoncé à trois heures peut facilement en demander quatre avec les pauses.

Et rester plusieurs heures attaché dans un siège n’a évidemment rien de très agréable.

Réduire les distances apporte alors un double avantage : les journées sont plus faciles pour les enfants et les adultes disposent de davantage de temps une fois arrivés.

Il peut être utile de prévoir une vraie pause au milieu d’un long trajet.

Une aire de jeux, une plage ou simplement un pique-nique permet de transformer le déplacement en deux petites séquences plutôt qu’en plusieurs heures continues de voiture.

Ne pas multiplier les étapes uniquement pour « rentabiliser » le voyage

Lorsque le billet d’avion ou la location de voiture représente une dépense importante, on peut avoir envie d’en voir le maximum.

Cette logique pousse souvent à ajouter une région située un peu plus loin, puis une autre ville avant le retour.

Le voyage semble ainsi davantage « rentabilisé ».

Mais voir davantage ne signifie pas nécessairement profiter davantage.

Ajouter une destination implique aussi davantage de kilomètres et moins de temps pour chacune des étapes précédentes.

Une semaine concentrée sur une seule région peut parfois donner une impression de voyage beaucoup plus riche qu’un circuit traversant trois territoires différents.

On commence à connaître les routes, à revenir dans certains endroits et surtout à pouvoir modifier le programme au dernier moment.

Réserver les hébergements, mais garder les journées flexibles

Un road trip ne nécessite pas forcément une improvisation totale.

Pendant les périodes très demandées, réserver les hébergements à l’avance reste souvent indispensable.

Cela permet également de connaître précisément les grandes étapes.

En revanche, il n’est pas toujours nécessaire de planifier le détail de chaque journée.

Une liste d’activités autour de chaque hébergement suffit souvent.

Une fois sur place, on choisit selon la météo, la fatigue et les envies.

Une journée particulièrement ensoleillée peut être consacrée à la randonnée, tandis qu’une matinée plus grise devient l’occasion de visiter une ville ou un marché.

Cette flexibilité constitue probablement l’un des principaux avantages de la voiture.

Toujours regarder le stationnement avant l’arrivée

C’est un détail que l’on sous-estime facilement avant un voyage.

Pourtant, arriver dans une petite ville touristique sans savoir où stationner peut faire perdre énormément de temps.

Certaines zones possèdent des parkings à l’extérieur du centre. D’autres limitent fortement la circulation ou disposent uniquement de places payantes.

Lors de la préparation, quelques minutes suffisent pour identifier un ou deux parkings possibles.

Nous cherchons également, lorsque c’est possible, les solutions gratuites légèrement plus éloignées.

Marcher dix minutes supplémentaires est souvent préférable à tourner vingt minutes dans les rues à la recherche d’une place.

Le même raisonnement s’applique aux hébergements.

Savoir si le logement dispose d’une place privée ou si le stationnement se fait dans la rue peut modifier fortement le confort d’une étape.

Prévoir aussi le dernier jour

La fin du road trip est parfois moins bien préparée que le début.

On souhaite profiter jusqu’au dernier moment et l’on prévoit une dernière étape relativement éloignée de l’aéroport ou de la gare.

Cela peut créer une journée particulièrement stressante.

Un embouteillage, un problème de voiture ou une route fermée laisse alors très peu de marge.

Lorsque nous avons un vol à prendre, nous préférons généralement réduire progressivement les distances à l’approche du départ.

La dernière nuit peut être passée plus près de l’aéroport ou dans une région permettant un trajet simple le lendemain.

Cette organisation enlève une grande partie du stress associé au retour.

Un bon itinéraire doit laisser de la place à ce que l’on n’avait pas prévu

Préparer un road trip consiste finalement à construire une structure plutôt qu’un programme complet.

Les hébergements donnent le rythme.

Les temps de trajet permettent de vérifier que l’itinéraire reste réaliste.

Quelques visites prioritaires donnent une direction.

Puis il reste volontairement des espaces.

Ce sont eux qui permettent de s’arrêter lorsqu’un endroit donne envie, de modifier une journée selon la météo ou simplement de rester plus longtemps dans un lieu que prévu.

Car la principale force du road trip est justement cette liberté.

Il serait dommage de louer une voiture pour suivre ensuite un programme tellement précis qu’aucun détour ne devient possible.

Le meilleur itinéraire n’est donc pas forcément celui qui relie le plus de points sur une carte.

C’est celui qui permet de profiter réellement de chacun d’eux, tout en conservant suffisamment de temps pour découvrir ceux que l’on n’avait même pas encore pensé à enregistrer.

Vous aimerez aussi

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire plus

Politique de confidentialité & cookies